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Le Syndrome d'Apnées du Sommeil (SAS) : Un danger invisible

Le Syndrome d'Apnées-Hypopnées Obstructives du Sommeil (SAHOS) est une pathologie respiratoire nocturne très fréquente, mais malheureusement largement sous-diagnostiquée. Il se caractérise par des interruptions répétées de la respiration (apnées) ou des diminutions significatives du flux d'air (hypopnées) pendant le sommeil.

Le mécanisme de l'apnée obstructive

Pendant le sommeil, le tonus musculaire de l'ensemble du corps diminue. Chez les personnes atteintes de SAHOS, ce relâchement musculaire au niveau des voies aériennes supérieures (la gorge, le voile du palais, la base de la langue) entraîne un affaissement des tissus. L'air ne peut plus passer (ou passe très difficilement) vers les poumons, bien que la personne continue de faire des efforts respiratoires. Le cerveau, alerté par la baisse du taux d'oxygène dans le sang, provoque alors un "micro-éveil" pour redonner du tonus aux muscles respiratoires et libérer le passage de l'air. Ce cycle peut se répéter des dizaines, voire des centaines de fois par nuit.

Les symptômes : Comment la reconnaître ?

Le patient n'est généralement pas conscient de ces micro-éveils. Ce sont souvent les proches (le conjoint) qui donnent l'alerte. Les symptômes se divisent entre la nuit et le jour.

La nuit

Le jour

Les conséquences sur la santé (Pourquoi c'est dangereux)

Non traité, le SAS n'est pas seulement un problème de fatigue. C'est un facteur de risque majeur pour le système cardiovasculaire. Les baisses répétées d'oxygène et le stress lié aux micro-éveils sollicitent intensément le cœur. À long terme, le SAS favorise l'hypertension artérielle, les troubles du rythme cardiaque (arythmies), augmente le risque d'infarctus du myocarde et d'Accident Vasculaire Cérébral (AVC). Il est également lié à l'aggravation du diabète de type 2.

Le diagnostic et les traitements

Le diagnostic de certitude se pose par un enregistrement du sommeil (polygraphie ventilatoire à domicile ou polysomnographie en clinique) qui comptera le nombre d'apnées/hypopnées par heure de sommeil (l'Index d'Apnées-Hypopnées ou IAH).

Les traitements dépendent de la sévérité :